À PROPOS DU MUSÉE

Site patrimonial de l’île Sainte-Hélène

Au 19e siècle, Montréal servait d’entrepôt et de plateforme de distribution de matériel de guerre, d’armes et de munitions pour les militaires. Érigé par les Britanniques entre 1820 et 1824, pour ses troupes basées en Amérique du Nord, le complexe militaire de l’Île Sainte-Hélène est un éloquent témoin de cette époque.

Les fortifications

  • L’arsenal : édifice principal, où l’on entreposait tout le matériel militaire servant aux troupes britanniques à l’ouest de Québec. Le Musée Stewart loge aujourd’hui dans cet édifice maçonné en forme de bastion.
  • Les ateliers : ce bâtiment en bois abritait les ateliers de réparation et servait aussi d’entrepôt. Il a été démoli à la fin des années 1920.
  • Le corps de garde : de ce bâtiment en bois de construction pièce sur pièce, on surveillait la route qui mène au quai militaire.
  • La petite poudrière : d’une capacité de 1 500 barils, la petite poudrière a été restaurée au début des années 2000. Ces travaux ont mis à jour la fosse de son paratonnerre.
  • La caserne : cet imposant édifice maçonné de trois étages a été incendié et partiellement détruit en 1875. Il n’en reste que les voûtes qui abritaient les cuisines.
  • La grande poudrière : située au centre de l’Île Sainte-Hélène, la grande poudrière est protégée par son propre mur d’enceinte. Pendant un certain temps, elle a été la plus importante poudrière à l’ouest de Québec, pouvant contenir jusqu’à 5 000 barils de poudre.

Site historique

Le site de l’Île-Sainte-Hélène présente un intérêt patrimonial en raison de sa valeur historique, architecturale et paysagère. Le lieu occupe une place importante dans l’histoire de Montréal à travers ses occupations successives, lesquelles sont d’ailleurs documentées par des vestiges archéologiques. De plus, la nature et les activités humaines successives ont façonné un paysage unique. Celui-ci est marqué notamment par l’environnement maritime, la géologie du lieu, la topographie vallonnée et le relief plat des espaces remblayés, les secteurs boisés riches d’un patrimoine naturel diversifié ainsi que les aménagements et bâtiments hérités des différentes occupations. Les vues sur et depuis l’île sont aussi au cœur de l’iconographie montréalaise.

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